Face à la crise : retours d'expérience

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Soumettre un retour d’expérience

Le Covid-19 montre qu'à l'hôpital, 'l'externalisation des services a ses limites'

Source : TecHopital, le 29/06/2020

Dans une conférence en ligne organisée le 24 juin par l'association des Ingénieurs hospitaliers de France (IHF), François Xaintray, directeur des infrastructures et Cédric Boulay, ingénieur maintenance aux Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS) ont partagé leur expérience de la gestion du Covid-19, "Nous avons été très surpris par la désertion des entreprises extérieures dès le début du confinement, dont deux nous ont posé énormément de problèmes. L'une gérait les AGV, les tortues. L'autre entreprise, de traitement d'eau, est restée injoignable. Nous avions également des besoins en pièces détachées mais les fournisseurs restaient aux abonnés absents", ont regretté les deux ingénieurs strasbourgeois. "La preuve a été donnée que l'externalisation a vraiment ses limites. Il faut absolument garder des compétences en interne, et la direction en est maintenant pleinement consciente", a fait remarquer François Xaintray. Au final, il est clair que "certains choix techniques seront plus faciles à faire passer au niveau de la direction, sur le besoin de flexibilité des installations par exemple, et notamment lorsqu'un arbitrage budgétaire sur de gros budgets" est à faire, ont souligné les deux ingénieurs des HUS.

Epidémie et cyberattaques : le « phishing » a explosé

Source : www.ticsante.com, le 25/06/2020

Une note, signée de Charles Blanc-Rolin, responsable de la sécurité des systèmes d'information (RSSI) du groupement hospitalier de territoire (GHT) du Cantal, a été partagée le 18 juin par la cellule d'accompagnement cybersécurité des structures de santé (ACSS) de l'Agence du numérique en santé (ANS, ex Asip santé). Elle recense 7 arnaques et attaques, dont 4 utilisent de faux e-mails. La technique la plus utilisée est le phishing au webmail. Le phishing est un email frauduleux, pouvant provenir d'une boîte mail authentique mais piratée, qui demande au destinataire de cliquer sur un lien ou d'ouvrir une pièce jointe infectée. "Le coronavirus semble avoir largement inspiré les cybercriminels puisque le baromètre Signal Spam indique que le phishing aurait augmenté de 600% sur le mois de mars", note l'Apssis. Par ailleurs, "il n'y a pas eu d'augmentation importante des déclarations d'incidents [cybersécurité] pendant l'épidémie, mais une forte hausse de demandes d'accompagnement", indiquait l'ANS lors du Conseil du numérique en santé (CNS) du 18 juin dernier. En 2019, 392 incidents ont été signalés et 70 demandes d'accompagnement déposées à l'ANS. Au mois de mai 2020, 121 incidents ont été signalés et 39 demandes d'accompagnement.

De nouveaux bâtiments mieux adaptés aux crises sanitaires

Source : www.francebleu.fr, le 17/06/2020

Le Covid-19 aura tout chamboulé à l'hôpital, jusqu'à l'immobilier. Les deux projets en cours du CHU de Nîmes ont été modifiés. Le bâtiment de 254 lits livrable fin 2022 pour les maladies infectieuses, les soins de suite et de rééducation et la gériatrie a été amendé. Ces services seront sécables en petites unités de 10 lits, qui pourront chacune passer en charge virale haute densité. Quant à la surélévation d'un étage du bâtiment "Carémeau-Sud" (90 lits livrables à l'été 2022 pour des soins de surveillance continue/soins critiques) l'appel d'offres a été modifié. Les 30 lits de surveillance continue sont devenus 40 et ils pourront tous, un par un, être convertis en lits de réanimation. Autre enseignement à tirer de la pandémie selon la direction de l'hôpital, le besoin de structures mobiles pour absorber le surplus de malades sans trop impacter les activités courantes. D'où l'idée de constructions modulaires, une chambre pré-équipée avec ses circuits de vide, d'oxygène, sa salle de bain.

Le CHU de Nancy pilote avec succès un bus de dépistage du Covid-19

Source : Hospimedia, le 11/06/2020

Depuis le 5 juin, le CHU de Nancy (Meurthe-et-Moselle) mène une campagne de dépistage de la maladie du Covid-19 au plus proche des usagers. Un bus de dépistage virologique est ainsi affrété pour intensifier les campagnes. Ce bus fonctionne sans rendez-vous et sans ordonnance. Pour le fonctionnement, une équipe de professionnels de l'établissement est mise en place pour les prélèvements, qui sont ensuite analysés par le laboratoire hospitalier. Les résultats sont disponibles en ligne en 24 heures et les patients positifs sont ensuite contactés. En deux jours et demi, plus de 1 000 personnes ont été dépistées, précise le CHU à Hospimedia. Pour faire face à cet afflux, une coopération avec le laboratoire privé Atoutbio est en place. En complément de l'équipe du CHU, celle du laboratoire effectue aussi des prélèvements et des analyses. L'établissement travaille désormais à reproduire l'utilisation d'un bus dans le nord du département. Il rapporte à Hospimedia avoir été contacté par le CHU de Reims (Marne) et la délégation territoriale du Haut-Rhin de l'ARS Grand-Est, afin de disposer du cahier des charges pour mettre en place des expériences similaires.

Avec la crise sanitaire, l'EPSM Georges-Daumézon (Loiret) a accéléré la mise en place de sa nouvelle plateforme logistique

Source : 10/06/2020 TecHopital

Afin de décharger les soignants des tâches logistiques et leur permettre de se concentrer sur les soins, l'établissement public de santé mentale (EPSM) Georges-Daumézon a décidé d'installer une nouvelle plateforme logistique, dont la mise en place s'est accélérée avec la crise sanitaire. "Le magasin était un service assez peu structuré avec des missions mal définies. Les aides-soignants, les cadres étaient amenés à se déplacer sur le site principal de l'EPSM pour chercher des produits d'entretien, du linge, des piles, etc., ce qui leur faisait perdre un temps précieux", a expliqué Bruno Di Mascio, directeur de la logistique, des achats et du patrimoine, interrogé le 8 juin par TecHopital. Cette plateforme logistique s’appuie sur un responsable, issu du service achat, recruté après une procédure ouverte, un magasinier-gestionnaire, un coursier-vaguemestre et 7 magasiniers-livreurs. L'équipe comprend ainsi le vaguemestre de l'établissement, les 3 agents du magasin, le chauffeur de la cuisine et le chauffeur de la blanchisserie. Quant aux postes de responsable, de magasinier-gestionnaire ainsi que de magasinier-livreur (deux au total), ce sont des créations de poste. Désormais c'est la plateforme logistique qui émet les bons de commande en hôtellerie et en produits alimentaires, ce que faisait le service achats auparavant. La blanchisserie, le garage et les espaces verts émettront leurs propres bons de commande. Le magasin a été réorganisé. Tous les équipements à usage unique sont dorénavant gérés par ce dernier. "La crise sanitaire nous appris à travailler dans l'urgence, affirme Bruno Di Mascio. Elle a fait bouger les lignes en termes de réactivité, de travail d'équipe aussi. Cela nous a obligés à nous interroger sur ce que l'on fait", a souligné le directeur des achats et de la logistique. A noter qu'à partir du mois d'août, l'EPSM traitera, dans le cadre d'un groupement de coopération sanitaire (GCS), le linge du centre hospitalier de l’agglomération montargoise (Cham) ainsi que celui du CH de Beaune-la-Rolande. Enfin, une évaluation du projet est prévue au 1er janvier 2021, en lien avec les services de soins.

Déconfinement : 93 % des Français en manque de divertissement

Source : www.entreprendre.fr, le 8/06/2020

Les Français attendaient, avec impatience, cette reprise, alors que la vie culturelle redémarre progressivement sans être devenue complètement normale. Suite au confinement, plus de 90 % se déclarent être en manque d’activités de divertissement : festivals, concerts, night clubs, sports, salons, foires, conventions, mais aussi cinémas et parcs à thème. Cependant, neuf Français sur dix notent être inquiets d’y participer à nouveau dans ce contexte. C’est ce que révèle l’étude «Les Français & la reprise des activités de divertissement événementiel post-confinement» réalisé par l’IFOP, fin mai, pour le compte de Weezevent, solution de création de billetterie en ligne.
Les Français ont envie de divertissement et ils comptent retrouver le chemin des salles, obscures, de concerts, de spectacles, des musées, des matchs ou des événement sportifs. Alors que neuf français sur dix ont participé à au moins un événement au cours de ces trois dernières années, le cinéma arrivant en tête à 69 %, suivi des concerts et des spectacles (47%), des parcs à thème (46%), des musées (44%) ou encore des festivals (22%), la totalité des personnes interrogées comptent en effet reprendre leurs activités. A court terme, 67% des sondés déclarent qu’ils participeront à une activité de divertissement dès les premières semaines, note l’étude. Un chiffre à mettre en perspective, puisque plus de la moitié déclarent quand même attendre de pouvoir vivre ces évènements dans des conditions identiques à l’avant-crise.

 

Coronavirus : le boom de la télémédecine continue

Source : www.entreprendre.fr, le 8/06/2020

Voilà au moins un domaine dans lequel le « monde d’après » ne ressemble pas à celui d’avant en pire. On le sait, les téléconsultations médicales, remboursées en France, depuis septembre 2018, ont explosé pendant le confinement : de 10.000, par semaine, début mars, à 1,1 million, en avril ! De manière surprenante, alors que les cabinets des praticiens se sont remplis durant la deuxième quinzaine de mai, aucun effondrement ne s’est produit. Selon l’Assurance maladie, 650.000 actes de ce type ont encore été facturés entre le 18 et le 31 mai. « On ne reviendra pas au temps d’avant », assure Jacques Battiston, le président du syndicat de généralistes MG France. « Les médecins se sont rendu compte que, dans certaines situations, c’était plus pratique. On en fait moins mais on en fait toujours ». Même si de nombreuses consultations virtuelles se sont résumées à un simple coup de fil, Nicolas Revel, le directeur de l’Assurance maladie, estime, lui aussi, que la révolution numérique est en marche. « Nous avons eu des retours très positifs de la part des médecins. Avant le confinement, 5 000 se servaient de cet outil. Aujourd’hui, ils sont 40 000, dont 30 000 généralistes ».

L'AP-HP s'essaie au vélo pour le transport de prélèvements de bactériologie et de Covid-19

Source : Hospimedia, le 05/06/20

À l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), une navette par coursier en vélo effectue depuis le 28 mai le transport de prélèvements de biologie entre les hôpitaux Saint-Louis et Lariboisière à Paris (10e arrondissement). Cette solution durable offre un transport rapide avec "un temps de trajet réduit à huit minutes entre ces deux sites hospitaliers, sécurisé, souple et adaptable aux organisations des laboratoires, sans émission polluante", a indiqué le CHU francilien à Hospimedia. Ce projet a été initié par la direction des achats et de la logistique du groupe hospitalier englobant les deux établissements, en lien avec les laboratoires de bactériologie. Une rotation est prévue toutes les heures, soit un total de dix par jour 7 j/7. "Dans un premier temps, ce sont des prélèvements de bactériologie et de Covid-19 qui sont transportés, précise l'AP-HP. Un élargissement à d'autres prélèvements se fera progressivement."

Les élèves de l'EHESP compilent leurs clés d'une 'désescalade' réussie du Covid-19

Source : Hospimedia, le 4/06/2020

Via l'association EHESP Conseil, les élèves directeurs et pharmaciens inspecteurs de santé publique publient un mémo pratico-pratique pour piloter son hôpital ou son Ehpad en conciliant retour à une activité "normale" et persistance du risque Covid-19. Un outil de co-apprentissage qui contient in fine de véritables fiches actions pour leurs aînés. Une chose est sûre, soulignent d'emblée les élèves : "Au regard de l'ampleur inédite de la crise, il est tout aussi important de veiller à sécuriser la sortie de crise et d'anticiper autant que possible la "désescalade" et le retour à la normale dans les établissements."

 

Le site Internet d'EHESP Conseil

 

Le mémo d'EHESP Conseil [PDF]

Une doctrine précise les conditions de réalisation des séjours et vacances adaptés

Source : Hospimedia, le 04/06/20

Ce 3 juin, la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) publie la doctrine sur l'organisation de séjours de répit et de vacances adaptées aux personnes en situation de handicap et son annexe sanitaire (à télécharger ci-dessous). La multiplication des séjours de proximité est encouragée avec des activités en petits groupes de maximum 10 personnes. Tous les locaux vides des établissements et services médico-sociaux (ESMS) pourront être mobilisés. Les collaborations entre les ESMS et le secteur vacances adaptées sont encouragées. En préambule, la DGCS rappelle qu'"une attention particulière doit à cet égard être portée à la mobilisation de solutions de vacances et de répit pendant l’été [...], y compris des enfants en situation de handicap relevant de l'aide sociale à l’enfance (Ase)".

 

• Lignes directrices séjours vacances [PDF]

• Protocole sanitaire séjours vacances [PDF]

Au CH de Saint-Nazaire, un 'drive piéton' pour casser les chaînes de transmission

Source : TecHopital, le 02/06/20

Afin de participer à la mise en œuvre de la stratégie nationale de déconfinement "protéger, tester, isoler" pour casser les chaînes de transmission au sein de la population en identifiant les patients atteints de Covid-19, un "drive piéton" a ouvert le 27 mai ses portes au centre hospitalier (CH) de Saint-Nazaire, en partenariat avec le CHU de Nantes et l’union régionale des professionnels de santé (URPS) infirmiers libéraux des Pays de la Loire. Ce "drive piéton" est accessible uniquement sur rendez-vous aux personnes disposant d’une prescription médicale ou ayant été identifiées comme personnes contacts par l’assurance maladie. Elles doivent venir avec une pièce d’identité et équipées de leur propre masque. L’accueil des patients est réalisé sous une tente, située sous le porche en amont du laboratoire de biologie médicale et de l’entrée des urgences gynéco-obstétriques. Cinq places de stationnement sont réservées pour les patients sur le parking visiteurs.

La FHF propose une trame de déconfinement pour les EHPAD et y associe une main courante

Source : Hospimedia et FHF le 27/05/20

En l'absence de modèle national de plan de reprise d'activité destiné aux Ehpad, les fédérations comme la Fehap et le Synerpa ont diffusé leurs propositions de check-list ou de modèles types. Pour sa part, la FHF propose une trame de déconfinement en insistant bien sur le fait que les éléments de ce document n'ont qu'une valeur indicative et que les rubriques proposées ne sont pas exhaustives. Elle ajoute que certaines ARS ont déjà publié des outils et que dans ce cas de figure son document "n'a pas vocation [...] à se substituer à ces supports régionaux". La FHF intègre toutefois en annexe de sa trame un modèle type de main courante "permettant d'assurer la traçabilité des mesures prises au sein de l'établissement depuis le début de la crise". Dans ce tableau, les responsables d'établissement pourront consigner par date les principaux événements qui se sont déroulés dans l'Ehpad pendant la crise, de la mise en place de la limitation des visites à la réouverture de l'établissement aux intervenants libéraux en passant par le plan de continuité d'activité, les mesures prises avec les premiers résidents contaminés, la campagne de dépistage du personnel et des résidents ou encore la rédaction du protocole de gestion de crise.

Saint-Etienne à la pointe des tests d'efficacité de filtration bactérienne

Source : Agence MCM, le 25/05/20

L'Agence Nationale de la Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM) vient de certifier l'Ecole des Mines de Saint-Etienne et l'Université Jean Monnet de Saint-Etienne pour leurs tests d'efficacité de filtration bactérienne des masques de protection contre le coronavirus. Les fabricants qui feront tester leurs masques par ces établissements pourront demander le marquage CE. C’est une première en France : aucune autre installation accréditée de ce type n'est disponible sur le territoire national. Depuis 2 mois, les chercheurs du Centre Ingénierie et Santé (CIS) de l'Ecole des Mines de Saint-Etienne et du laboratoire GIMAP de l'Université Jean Monnet de Saint-Etienne unissent en effet leurs expertises dans le domaine médical pour tester l'efficacité de la filtration bactérienne des masques chirurgicaux et grand public. 60 masques différents ont été testés pour des entreprises et pour l'Etat.

Plus de 50.000 téléconsultations en 2 mois pour la plateforme du Mipih

Source : www.ticsante.com, le 22/05/2020

Depuis le 10 mars, plus de 50.000 téléconsultations ont été réalisées sur Medicam, l'outil de téléconsultation du GIP Mipih (Midi Picardie informatique hospitalière), fournisseur de logiciels et de prestations informatiques aux établissements sanitaires et médico-sociaux, a annoncé ce dernier dans un communiqué le 18 mai. Ce chiffre représente "plus de 70%" des téléconsultations en région Occitanie, selon le Mipih. Ce sont 3.750 professionnels de santé qui utilisent Medicam, a-t-il indiqué. Afin de "lutter contre la propagation du Covid-19", Medicam est accessible gratuitement pour "tous les professionnels de santé et établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) de France jusqu'à fin juin", a fait savoir le GIP.

Le ministère des armées veut anticiper la propagation du Covid-19 au sein du personnel soignant

Source : APM News, le 20/05/2020

Le projet Onadap (Outil numérique d’aide à la décision pour des stratégies dynamiques d’allocations de ressources humaines et matérielles en période d’attrition des personnels) a été sélectionné à la suite d'un appel à projets pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. Cette solution "permettra de modéliser la situation sanitaire du personnel soignant à l’échelle d’un hôpital ou d’un service hospitalier et d’anticiper la propagation du virus en son sein", a fait valoir le ministère. "L’intelligence artificielle développée s’appuiera sur des modélisations épidémiques pour proposer à l’échelle d’un hôpital, ou d’un service hospitalier, une estimation du nombre de soignants qui pourraient être malades dans les prochains jours", a-t-il ajouté.
Le projet est "soutenu" par la direction générale de l’armement (DGA) et l’agence de l’innovation de défense (AID), qui font toutes deux partie du ministère. L'AID "financera, à hauteur de 408.000 euros, les travaux de recherche et de développement de cette plateforme numérique".

Paca et Occitanie : des propositions pour sauver la filière healthtech, fragilisée par la crise

Source : Hospimedia, le 20/05/20

Le pôle Grand-Sud Eurobiomed a questionné des entreprises de la filière santé sur l'impact économique de la crise sanitaire. Sur 100 entreprises de la filière santé ayant répondu au questionnaire, 85 indiquent avoir un fonctionnement partiel ou ralenti. 41% d'entre elles estiment que la crise du Covid-19 entraînera une "perte significative de leur chiffre d'affaires sans péril immédiat", tandis que 17,7% constatent un "péril immédiat de leur structure". Face aux résultats, le pôle formule des propositions pour consolider et "repenser l'autonomie sanitaire" de la healthtech :

  • rétablir la souveraineté technologique et sanitaire de l'Europe et de la France en soutenant les entreprises de la healthtech tout au long de leur développement ;
  • renforcer l'innovation et la recherche et développement dans la santé ;
  • renforcer la croissance des entreprises de la healthtech par le chiffre d'affaires ;
  • développer des outils territoriaux différenciants au service de la filière et des adhérents.

En savoir plus : Les propositions de mesures post-Covid Eurobiomed [PDF]  / La synthèse de l'enquête Covid-19 Eurobiomed [PDF]

Le Covid-19 a rendu 'incontournable' le répertoire opérationnel des ressources

Source : Hospimedia, le 20/05/20

En Île-de-France, la gestion de la crise apporte un tout nouvel éclairage sur le répertoire opérationnel des ressources (Ror). Avant, l'adhésion y était hétérogène. Or il s'est révélé être crucial. Dans un communiqué, le groupement de coopération sanitaire (GCS) Sesan, qui fait office de groupement régional d'appui au développement de la e-santé en Île-de-France, souligne combien cet outil "s'est adapté et intégré" à la gestion de la crise sanitaire liée au coronavirus. Pour étayer ses propos, le GCS Sesan fait témoigner trois responsables franciliens via son communiqué, notamment Yannick Le Guen, directeur de l'innovation, de la recherche et de la transformation numérique à l'ARS Île-de-France, selon qui le Ror permet non seulement "un référencement exhaustif de l'offre de soins" mais se révèle aussi "un outil de partage et d'orientation". Sans compter, ajoute-t-il, qu'il a la particularité de "faire la liaison entre le monde du sanitaire, du médico-social et du libéral". Si bien que sans le Ror, qui s'est avéré "crucial" face au virus, "nous n'aurions pas pu faire face", reconnaît Yannick Le Guen.

L'Alefpa crée une plateforme d'écoute et d'information sur le handicap à la Réunion

Source : Hospimedia, le 20/05/20

L'Alefpa crée une plateforme de conseil et d'information dédiée aux personnes en situation de handicap vivant à domicile à la Réunion. La plateforme s'adresse aux personnes vivant en famille ou seules leur domicile, aux personnes vivant dans un habitat partagé inclusif, aux personnes accompagnées par un établissement de santé et médico-social mais ne bénéficiant pas d’une continuité d’accompagnement au domicile ainsi qu'aux personnes en attente d'une solution médico-sociale et d’autant plus fragilisées par la période de confinement. Cette démarche est animée par les équipes des PCPE (pôles de compétences et de prestations externalisées). Pour accéder à la plateforme : http://handisoutien974.alefpa.asso.fr/

Le conseil régional d'Ile-de-France offre des repas préparés par des grands chefs à des internes

Source : TecHopital, le 19/05/2020

La Région Ile-de-France a offert aux internes de différents hôpitaux des repas préparés par des grands chefs.
Une première initiative de ce type a eu lieu le 6 mai pour les internes du centre hospitalier intercommunal de Créteil (Chic) et le centre hospitalier de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), en présence de la présidente de la Région, Valérie Pécresse. Cette initiative a été renouvelée le 13 mai, au centre hospitalier de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).
Près de 100 repas gastronomiques préparés par une grande cheffe engagée au sein du collectif "les chefs avec les soignants" leur ont été offerts, a précisé le directeur général adjoint, Cédric Arcos, à APMnews. Cette action avait été également rendue possible grâce à la start up TipToque.

Une plateforme de jeux pour apprendre les bonnes pratiques face au coronavirus

Source : TecHopital, le 18/05/20

La société Medgame et le centre hospitalier (CH) Alès-Cévennes ont lancé une plateforme de jeux en ligne gratuite permettant aux professionnels de santé de tester leurs connaissances et d'apprendre les bonnes pratiques. Dans une zone "en haute densité virale", quel équipement permet de se protéger ? La charlotte s'enfile-t-elle avant ou après la surblouse ? Et quid des lunettes ? Faut-il les enlever dans la chambre ou dans le couloir ? Ces questions sont « loin d’être évidentes » selon Baptiste Roux, directeur de Medgame. Aussi, la société nîmoise a été sollicitée par la cheffe du service de réanimation du CH Alès-Cévennes (Chac), Nadiejda Antier, pour lancer en l'espace d'un mois la plateforme "Gaming Covid Chac", avec quatre jeux créés. Medgame a décidé d'y travailler bénévolement et a rendu les jeux gratuits. Ces jeux prennent la forme d’un "chat bot" (une discussion avec un robot qui joue le rôle de la personne à former) et permettent par exemple de savoir comment effectuer la toilette d'un patient infecté par le Covid-19. Près de 7 500 personnes se sont déjà formées grâce à ces jeux.

Les recommandations de l’Ordre des pharmaciens pour les professionnels exerçant en PUI

Source : Hospimedia, le 18/05/20

L'Ordre des pharmaciens et le Comité d'éducation sanitaire et sociale de la pharmacie française (Cespharm) ont mis en ligne ce 16 mai une fiche pratique regroupant l'ensemble des recommandations pour les professionnels exerçant en pharmacie à usage intérieur (PUI). L’objectif de ce document est "de porter à [l'attention de la profession] un certain nombre de recommandations en vigueur mais également de bon sens", explique à ses pairs le président de la section H de l'ordre, Patrick Rambourg.

La RAAC et l'ambulatoire joueront un rôle majeur en sortie de crise

Source : Techniques Hospitalières, le 15/05/20 et Hospimedia

Compte tenu du report ces dernières semaines de toutes les opérations chirurgicales non urgentes, plus de 500 000 patients attendent aujourd’hui un bloc. Pour espérer absorber rapidement cette file d'attente importante de patients, l'objectif principal est donc qu'ils « restent le moins longtemps possible à l'hôpital pour augmenter le turn over et opérer le maximum de malades », estime le Dr Karem Slim, qui opère au sein du service de chirurgie digestive et de l'unité de chirurgie ambulatoire du CHU de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) et qui préside par ailleurs le Groupe francophone de réhabilitation améliorée après chirurgie (Grace). Aussi, l’ambulatoire est complémentaire de la RAAC, dans la mesure où, « dans les deux parcours, le patient reste hospitalisé uniquement le temps nécessaire et utile », analyse Karem Slim. Il faut "une approche globale, pas uniquement ambulatoire mais bel et bien une réflexion sur l'ensemble du parcours de soins", abonde Laurent Delaunay, l'un des deux vice-présidents de la Société française d'anesthésie réanimation (Sfar) justement à la tête du comité pour l'optimisation des parcours patient.
Accéder à l’article des Dr Karem Slim et Laurent Delaunay « L’ambulatoire et la réhabilitation améliorée en chirurgie joueront un rôle majeur dans la sortie de crise Covid-19 » (paru le 15 mai 2020 dans Techniques hospitalières)

Les initiatives de communication des URPS pendant la crise sont accessibles en ligne

Source : Hospimedia, le 14/05/20

Face aux besoins d'information et de communication pendant la crise sanitaire, les unions régionales de professionnels de santé (URPS), de médecins notamment, ont multiplié les initiatives à destination des professionnels de santé ou même des patients. Une agence du secteur, Coriolink, qui travaille en collaboration avec l'URPS médecins libéraux de la région Provence-Alpes-Côtes d'Azur a décidé d'opérer un recensement de ces initiatives, qu'elle vise à informer ou à accompagner. Organisé par thématique et présenté comme non exhaustif, le répertoire constitue une boîte à outils et des retours d'expérience pour les professionnels libéraux. Il est accessible en ligne gratuitement.

La belle coopération du CH de Mulhouse et du SSA

Source : Hospimedia, le 14/05/20

L'apport du Service de santé des armées (SSA) à Mulhouse ne se limite pas à l'hôpital de campagne, en cours de déconstruction. La coopération civilo-militaire s'est également traduite par la constitution de la filière d'aval de la réanimation, associant unité de post-réanimation et rééducation. Armée de douze lits, elle a pris ses quartiers dans le service de chirurgie plastique, transformée en cinq jours. "Le but est de sevrer les patients de la ventilation artificielle mais également de les réhabiliter le plus rapidement possible", explique Philippe Guiot, qui dirige le pôle de médecine intensive. Les patients sont ensuite envoyés vers des établissements SSR de l'agglomération ou retournent à domicile. À l'instar de la réanimation, les médecins s'attendent à des séjours plutôt longs en rééducation pour les patients Covid+.

Comment maintenir le lien social avec les âgés isolés en établissement et à domicile ?

Source : Hospimedia, le 13/05/20

La lutte contre l'isolement des âgés est une revendication portée par de nombreux acteurs associatifs, politiques, économiques, territoriaux et nationaux. Parmi les plus emblématiques figurent entre autres l'association pour la mobilisation nationale contre l'isolement des âgés (Monalisa) ou encore Les Petits Frères des pauvres. Le Gouvernement a ouvert début mai un portail national d'information pour recenser l'ensemble des actions et outils libres d'accès disponibles sur le territoire afin d'organiser la lutte contre l'isolement des personnes âgées. Aussi, le Gouvernement a lancé en mars dernier une plateforme de réserve civique dédiée sous le nom de code "Je veux aider". Parmi les missions possibles, les candidats peuvent ainsi maintenir les liens sociaux (téléphone, visio, mail...) avec des personnes fragiles isolées : personnes âgées, malades ou en situation de handicap. Rappelons que dans sa fiche du 20 avril relative aux consignes applicables sur le confinement dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS) et unités de soins de longue durée (USLD), le ministère des Solidarités et de la Santé insiste sur la nécessité de maintenir des liens entre les résidents d'Ehpad et leurs proches. Mais, souvent, la bonne volonté ne suffit pas et il respecter quelques règles permet de mieux lutter contre l’isolement social. C’est précisément ce qui a conduit l’Institut Renaudot — association communautaire de promotion de la santé — à rédiger un guide d'approche pour prendre des nouvelles par téléphone ou en porte-à-porte des personnes vulnérables en période de crise.

Une application pour lutter contre l’isolement des assistants de vie

Source : Hospimedia, le 12/05/20

L'institut de formation Iperia a conçu, avec le soutien de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), une application à destination des intervenants à domicile en emploi direct. Ouverte aux seuls assistants de vie, elle vise à lutter contre leur isolement "en leur permettant de poursuivre leur relation professionnelle en dehors des relais physiques", précise Iperia par communiqué. L'application baptisée Ravie propose quatre fonctionnalités principales. Elle comprend des contenus "rédigés et validés par des responsables pédagogiques" et met à disposition des offres d'emploi, annonces de remplacement ou encore des informations sur les métiers, droits et devoirs des assistants de vie. L'outil sert également de "plateforme d'échange professionnels, qui permet, au travers d'expériences vécues, de soutien, de partage entre pairs de monter en compétences et de valoriser leur expertise, leur rôle dans notre société", poursuit Iperia.

Simulation des flux d’air dans un hôpital gériatrique pour comprendre la propagation du coronavirus

Source : HOSPITECH du 12/05/2020

L’hôpital Saint-François (Groupe SOS), situé à Marange-Silvange près de Metz, devait aménager un étage pour accueillir les patients Covid-19 tout en réduisant les risques de propagation du virus à l’intérieur de son enceinte. Aussi, il a reçu l'aide de la communauté "OpenCovid19", communauté de "makers" pour modéliser la dispersion des gouttelettes et de particules de virus. Ensuite, l’équipe de scientifiques et d’analystes de Dassault Systèmes a utilisé le logiciel Simulia de simulation de la dynamique des fluides (très utilisé par l'industrie aéronautique et automobile) afin de modéliser les différents champs d’écoulement de l’air à l’intérieur du bâtiment. Simulia a également permis aux équipes de Dassault Systèmes de modéliser le transfert des particules lorsqu'une personne infectée par le coronavirus éternue. In fine, cette simulation a réussi à démontrer que la circulation du virus se fait principalement par les couloirs.

Maisons et centres de santé ont su s’adapter à la crise sanitaire

Source : Hospimédia 06/05/2020

La Fédération nationale des centres de santé (FNCS) et ses partenaires ont dévoilé le 4 mai dernier les résultats de l'enquête nationale "Maisons de santé et centres de santé face au Covid-19"*. Elle met en lumière que ces structures se sont bien adaptées à la crise sanitaire. La quasi-totalité des structures répondantes a en effet poursuivi son activité en l'adaptant. Pour la plupart d'entre elles (95 %), l'accueil physique des patients a été modifié. Un tri téléphonique a notamment été mis en place par 89 % des structures répondantes afin de séparer l'accueil des patients suspects de Covid-19 de celui des autres patients.
*Cette première enquête en ligne a été menée entre le 2 et le 7 avril auprès des maisons de santé et des centres de santé pluriprofessionnels. 358 équipes y ont participé.

EN DEUXIEME LIGNE, LES CHOIX STRATEGIQUES DE L’HOPITAL PRIVE JACQUES CARTIER (GROUPE RAMSAY SANTE)

Source : article de Thomas Quéguiner publié dans HOSPIMEDIA du 04/05/2020

Situé à Massy, l’hôpital Jacques Cartier, deuxième centre francilien d’accueil et de prise en charge des arrêts cardiaques extrahospitaliers a adopté une organisation lui permettant en amont de la crise de former son personnel et de délester pendant la crise les structures publiques voisines, afin qu’elles puissent faire face à un nouvel afflux de patients. Cette adaptation au contexte sanitaire inédit a entraîné une augmentation significative du nombre de lits de réanimation et un fléchage Covid-19 spécifique.
Sur la base du volontariat, une formation accélérée relative à la prise en charge des patients accueillis en réanimation a été dispensée aux infirmiers affectés habituellement à d’autres services. Des médecins réanimateurs et infirmiers expérimentés ont assuré cet accompagnement. Par ailleurs, le groupe Ramsay Santé a détaché du personnel soignant de ses établissements de Dax, Bayonne ou encore Lille, afin de couvrir les besoins induits par cette capacité d’accueil augmentée. Enfin, dans le souci de préserver la mobilisation du personnel soignant pendant toute la durée de cette crise, des consultations de psychologues ont été déployées, un espace de repos aménagé, et le cycle de travail habituel maintenu. La direction de l’établissement se félicite d’avoir su anticiper et faire face à la prise en charge de nouveaux patients avec le personnel et le matériel suffisants. Elle se félicite également d’avoir adopté de nouvelles fonctions comme celle d’"infirmier de couloir" (poste visant à soulager l’infirmier en chambre en lui évitant de se changer en assurant notamment la préparation des seringues) et enfin d’être parvenu à conserver la latitude d’un lit vacant pendant cette première vague. Si aujourd’hui il n’est plus nécessaire de maintenir l'Unité de Soins Intensifs Cardiologiques (USIC) comme au plus fort de la crise, l’hôpital a néanmoins décidé de conserver 22 lits pour affronter, le cas échéant, une nouvelle vague.

Face à la crise sanitaire, des entreprises engagées

Source : Carenews, le 30/04/2020

Nexity, la CASDEN, les éditions Flammarion, Société Générale, Système U… Ces entreprises ont fait la une de l’actualité de la RSE et du mécénat ces dernières semaines

  • Nexity débloque 3 millions d’euros 

Ce 28 avril, Nexity a annoncé dégager 3 millions d’euros à destination des hôpitaux, des publics les plus précaires et des femmes victimes de violence et de pauvreté. L’entreprise a ainsi effectué des dons au profit du Fonds de dotation Grand Paris Nord Est, au Groupement hospitalier de territoire Plaine de France Saint-Denis Gonesse, à la Fondation Hôpitaux de Paris –Hôpitaux de France, au Samu Social de Paris ou encore à la Fondation des femmes. Nexity a également mis à disposition 300 logements en résidences étudiantes au profit des soignants et des publics vulnérables, tandis que sa filiale Domitys a ouvert une offre de séjour temporaire pour accueillir des personnes âgées isolées et vulnérables pendant la crise sanitaire. La Fondation Nexity a par ailleurs reçu une allocation supplémentaire grâce aux collaborateurs de la société qui ont décidé d’offrir des jours de congés payés.

  • La CASDEN Banque Populaire donne son budget communication du printemps à la lutte contre le Covid-19

La CASDEN, banque coopérative de la Fonction publique, a « décidé de ne pas faire de campagne média ce printemps et d’allouer la somme prévue à plusieurs priorités via des dons pour accompagner ceux qui sont actuellement en première ligne dans la lutte contre la propagation du virus Covid-19 ». Elle a ainsi donné 100 000 euros à la Fondation Hôpitaux de Paris - Hôpitaux de France et 50 000 euros aux projets de recherches de la Fondation CNRS. En parallèle, la CASDEN soutient le dispositif « Solidaires du service public » mis en place par les Editions Weka à destination des cadres managers de la Fonction Publique.

  • Société Générale lance un plan de 2 millions d’euros en faveur de la musique classique

En plus des actions de mécénat déjà programmées et engagées par l’association Mécénat Musical Société Générale, le groupe a annoncé un plan de 2 millions d’euros pour soutenir les actrices et acteurs de la musique classique en France face aux conséquences du Covid-19. Ce plan se décline en trois champs d’action, allant du renouvellement des subventions aux 25 ensembles et projets musicaux dont Société Générale est déjà partenaire, à un soutien à la Fevis (Fédération des ensembles vocaux et instrumentaux spécialisés) et l’octroi de bourses d’urgence aux élèves des Conservatoires de Paris et Lyon. 

  • Système U vendra des masques à prix coûtant

Ce jeudi, Dominique Schelcher, président de Système U, a annoncé sur franceinfo qu’« une quinzaine de millions » de masques chirurgicaux pour se protéger du coronavirus seront vendus dans les magasins de la chaîne « à partir du 4 mai ». Les client·e·s pourront les acheter en caisse par paquets de dix, vendus à moins de six euros. « L'engagement de l'enseigne, c'est une vente à prix coûtant dans nos magasins », a précisé Dominique Schelcher.

  • Carrefour donne 100 000 produits de soin et d’hygiène à l’ADN

Gels douche, savons, shampoings, dentifrices, déodorants, produits d’hygiène féminine, lessives, liquides vaisselle, nettoyants et détergents… Le groupe Carrefour, grâce au concours de la Fondation Carrefour, a fait don de près de 100 000 produits de soin, d’hygiène corporelle et d’entretien de la maison à l’Agence du Don en Nature. Celle-ci les a redistribués à ses associations partenaires, dont les centres d'hébergement Aurore, La maison de l'amitié et le groupe SOS. La Fondation Carrefour a également contribué financièrement à l’ouverture de l’Entrepôt-Ecole de l’Agence du Don en Nature, « première plateforme logistique de l’économie sociale et solidaire en France ».

  • La Fondation FondaMental créé la plateforme en ligne Covid-Écoute

Avec le soutien de PwC France et Maghreb, de la solution de téléconsultation Qare, l’Association française de thérapie comportementale et cognitive (AFTCC), la revue l’Encéphale online et la Fondation Pierre Deniker, la Fondation Fondamentale a ouvert le site CovidÉcoute. Son objectif ? « Répondre aux détresses immédiates et prévenir des troubles dépressifs, ou de l'humeur, et le stress post-traumatique qui pourraient découler du confinement », détaille un communiqué. Elle propose gratuitement des téléconsultations avec des psychiatres et des psychologues bénévoles ainsi que des séances de méditation et des ressources diverses.

  • Les éditions Flammarion et la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France s’associent pour les soignants

Les éditions Flammarion (Flammarion, J’ai lu, Arthaud, Autrement, Pygmalion, Librio) et la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France ont lancé ensemble l’opération de solidarité « Lire pour soigner ». Une sélection de livres autour du corps médical est proposée par les éditeurs à prix réduit. Il s’agit, d’une part, de montrer « la place essentielle du soin dans nos sociétés et ceci à travers le temps », et de reverser la totalité des bénéfices des ventes à la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France.

  • Premiers de Cordée et ses partenaires se mobilisent pour les soignants 

À cause du confinement, l’association Premiers de Cordée, qui initie les enfants hospitalisés au sport, a dû stopper ses activités. Elle s’est toutefois mobilisée avec l’aide de ses partenaires. Mondelez International, via ses marques Milka, Toblerone et Prince, lui a permis de distribuer dans une dizaine d'hôpitaux franciliens plusieurs dizaines de milliers de chocolats et biscuits. ELECTROLUX a fait don de 80 produits d'électroménagers pour équiper les espaces des soignants, et des produits frais italiens ont été offerts par la marque partenaire TREO ITALIA.   

  • Le groupe Janneau Menuiseries lance une opération au profit de la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France

L'entreprise Janneau Menuiseries, qui fabrique des fenêtres et des portes d'entrée près de Nantes, se mobilise pour la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France en lui reversant 15 euros par fenêtre vendue jusqu’au 31 mai. Une opération relayée via une campagne nationale à la radio et la télévision (sur RTL et en parrainage de l'émission « C'est Canteloup » diffusée sur TF1), ainsi que sur les réseaux sociaux et via les membres du réseau de Partenaires Certifiés Janneau.

  • La Fondation Afnic finance des projets luttant contre les inégalités numériques

Parce que « le contexte de crise sanitaire liée au virus Covid-19 et aux mesures de confinement a mis en lumière le rôle du numérique dans le quotidien des Français, et souligné de graves inégalités », la Fondation Afnic pour la solidarité numérique a annoncé soutenir différentes initiatives de lutte contre ces inégalités. Elle a notamment attribué 10 000 euros au collège La Courtille (Saint-Denis) pour l’achat d’ordinateurs aux élèves sans équipement, 10 000 euros à l’association Les Chemins de l'Espérance pour équiper des Ehpad, et 10 000 euros à La Cravate Solidaire pour l’accompagnement à la recherche d’emploi.

  • Instagram créé une nouvelle option « Collecteur de fonds »

Depuis le 28 avril, les utilisatrices et utilisateurs d’Instagram peuvent lever des fonds pour une organisation à but non lucratif lors des lives. Ils leur suffit de choisir une organisation, et les abonné·e·s assistant à leur direct peuvent directement faire un don. « 100 % de l’argent collecté ira directement à l’organisation à but non lucratif de votre choix », assure Instagram

  • La start-up Wizbii, l'Université Grenoble Alpes et la Fondation UGA lancent « Un Ordi pour Bibi »

« Afin d'aider les nombreux étudiants privés d'ordinateurs qui ne peuvent pas travailler et étudier dans de bonnes conditions pendant le confinement », la startup Wizbii, l'Université Grenoble Alpes et la Fondation UGA (Université Grenoble Alpes) ont mis en place l'opération « Un Ordi pour Bibi ». Wizbii récupère des ordinateurs auprès d'entreprises puis, après reconditionnement, les livre à l'Université Grenoble Alpes qui se charge de les distribuer aux étudiants en ayant besoin. Sur un objectif de 100 ordinateurs, une cinquantaine ont déjà été promis par des entreprises de la métropole grenobloise. Celles n’ayant pas d’ordinateurs à donner ou les particuliers désireux de participer à l’opération peuvent contribuer avec des dons auprès de la Fondation UGA.

Le CHU de Dijon développe une bulle de protection pour les transports héliportés

Source : Hospimedia du 30/04/2020

Afin de compléter les mesures de protection individuelle, les équipes du CHU de Dijon (Côte-d'Or) se sont employées à développer de nouveaux dispositifs pour prévenir les contaminations du personnel soignant. Si un dispositif encadrant les intubations trachéales n'est pas pleinement fonctionnel, les transports héliportés se font avec une bulle de protection entourant le patient. Cette innovation a été baptisée Brave, pour « bulle de réanimation aéroportable pour virus émergent ». Le dispositif Brave a été conçu et développé en moins d’un mois par les équipes du CHU (garage et formateurs du Centre d'enseignement des soins d'urgence) avec deux entreprises locales, Bâche 21 selector et Alu concept. Pour son utilisation en vol, Brave bénéficie d'une autorisation temporaire d'utilisation, le temps de la crise, octroyée par la Direction générale de l'aviation civile. Vingt hélicoptères ont pu être ainsi équipés, vingt autres appareils pourraient bientôt être armés.

Covid-19 : un anesthésiste crée un site de « fiches pratiques » pour ses confrères

Source : Hospimedia du 30/04/2020

Après avoir conçu en 2019 un escape gamme pour les équipes de bloc, le Dr Benjamin Terrasi, anesthésiste-réanimateur au CHU d'Amiens, a créé covid.com-scape.fr, un site complet qui agrège les recommandations et bonnes pratiques officielles et mises à jour pour la prise en charge de patients atteints du Covid-19. Protections, procédures, guidelines...: des fiches s'adressent aux médecins de ville, aux EHPAD mais aussi aux urgences et à la réanimation. « J'ai commencé à la demande de l'équipe d'anesthésie-réanimation de mon CHU, confie le Dr Terrasi au "Quotidien du Médecin". Le site permet d'avoir tout d'un coup au lieu de piocher des infos auprès des différentes sociétés savantes ».

Nouvelle-Aquitaine : des vidéos gratuites d’activité physique pour les résidents d’EHPAD

Source : Hospimedia du 27/04/2020

Conçues par une équipe pluridisciplinaire (rééducateurs, kinésithérapeutes, psychomotriciens…) et spécialisée en gérontologie, les vidéos Actiduo, proposent des séances de trente minutes d’activité physique à pratiquer en binôme professionnel de proximité ou soignant et résident. Cet outil, facile d’accès et d’utilisation respecte par ailleurs les mesures de distanciation avec un programme à suivre sur deux chaises disposées à plus d’un mètre l’une de l’autre.


Accéder gratuitement aux vidéos Actiduo

L’ALSACE EN PREMIERE LIGNE, LE TEMOIGNAGE DU PR FERHAT MEZIANI, CHEF DE SERVICE DE MEDECINE INTENSIVE ET REANIMATION AU CHU DE STRASBOURG

Source : Hospimedia du 27/04/2020

Les hôpitaux de Strasbourg n’étaient pas préparés à affronter une crise sanitaire d’une telle ampleur. Néanmoins et très rapidement, les deux sites du Nouvel hôpital civil et de Hautepierre sont parvenus à accroître leur capacité d’accueil de 85 lits de réanimation à 211 en investissant salles de réveil et chambres de soins continus. Dans ce contexte exceptionnel, le Pr Ferhat MEZIANI retient la mobilisation de 150 infirmiers issus de l’ensemble des services et des nombreux étudiants en médecine. Il souligne également le doublement des gardes de nuit, l’efficace collaboration entre praticiens de médecine intensive-réanimation et d’anesthésie-réanimation pour assurer l’ouverture de plus de lits pour accueillir les patients atteints du Covid-19. Il explique que la forte mobilisation générale, les renforts apportés par des cliniques privées et d’autres hôpitaux, les transferts déployés vers d’autres régions, la mise en place d’un groupe Whatsapp et le recours à une application d’échange d’information pour organiser l’accueil des malades a permis de faire face au flux de patients. En tant que co-coordinateur du réseau Crics-Triggersep participant à l’infrastructure française de recherche clinique F-Crin, le Pr Ferhat MEZIANI insiste sur la nécessité de soutenir la recherche en réanimation et de mobiliser davantage de personnels autour de cette activité. Il souligne qu’au sein des Hôpitaux de Strasbourg une biothèque a été élaborée pour permettre une étude sur la génétique des patients de moins de cinquante ans ; il précise que cette recherche est de nature observationnelle et n’est pas interventionnelle.
Actuellement, les hôpitaux de Strasbourg n’ont pas prévu la mise en place de deux secteurs distincts Covid + ou Covid – et les services de réanimation restent pleins. Et si les effets du confinement sont aujourd’hui palpables, le besoin de renfort et de repos pour les équipes jusqu’alors sur le pont, aussi.

VOSGES, LE TEMOIGNAGE DU DR MONRAOVAL, URGENTISTE AU CENTRE HOSPITALIER D’EPINAL

Source : Hospimedia du 25/04/2020

Le Dr François-Xavier MORONVAL, urgentiste au Centre Hospitalier d’Epinal, revient sur la gestion de la première vague. Au début de la crise, il y avait eu cette crainte de ne pouvoir prendre en charge tous les patients, cette peur de manquer de matériel, de personnel… et puis « le cap a été passé » sans que le stade de saturation n’ait été atteint. Ce constat, dressé dans une région fortement impactée par la maladie, est le résultat d’une mobilisation sans faille du personnel soignant, d’une solidarité exemplaire entre les établissements, de dons divers et de l’accompagnement de l’ARS. Il est aussi le fruit du soutien des médecins de ville et d’une clinique dont le personnel paramédical et les médecins sont venus renforcer le personnel hospitalier. Dans ce contexte, l’hôpital est parvenu à s’organiser, doubler ses effectifs de jour, tripler son nombre de lits de réanimation, accueillir des constructions modulaires sur son parking pour augmenter sa capacité d’accueil et surtout dessiner des circuits patients spécifiques pour prévenir les risques de contamination. Le confinement a également largement contribué à réduire le flux des patients et à absorber cette première vague.
Désormais, il s’agit de gérer l’accompagnement des patients en post-réanimation, d’accueillir les patients déjà vulnérables avant le confinement et ayant pour certains d’entre eux suspendu leur traitement au cours de cette période, les rendant ainsi encore plus fragiles. Il convient enfin d’espérer que si de nouvelles vagues se manifestent après le 11 mai, elles soient d’une amplitude moins importante que la précédente.

Le CHU de Lille prépare la reprise d'activité non-Covid

Source : Hospimedia du 24/04/2020

Le CHU de Lille constate comme ailleurs la baisse du nombre de patients atteints de Covid-19 accueillis. Frédéric Boiron, son directeur général, précise que sur les 265 lits dédiés à l'épidémie, 170 étaient occupés le 23 avril dernier et une soixantaine de patients étaient en réanimation. Pour le président de la CME de l’établissement, la reprise de l'activité, liée à la stagnation de la vague épidémique, génère un travail "plus lourd" que la simple déprogrammation des activités. Il faut en effet réarmer les structures, réaffecter le personnel, revoir les patients en consultation et prioriser les interventions urgentes. Et il ne s'agit là que d'une étape. Comme de nombreux CHU, celui de Lille va devoir gérer les comorbidités de personnes qui ont été infectées et n’ont pas eu de prise en charge médicale. Sans compter la menace d’une seconde vague épidémique, qui reste pour l’heure une éventualité.

Focus sur la « task force data Covid-19 » de l'AP-HP

Source : Hospimedia du 24/04/20

Depuis mars, 120 personnes se mobilisent auprès de l'entrepôt des données de santé (EDS) de l'AP-HP pour extraire et exploiter la multitude d'informations qui ressort des prises en charge liées au coronavirus. Une plus-value pour comprendre le virus. Leur travail consiste principalement à accélérer la récupération des données, à les consolider, à les enrichir en prenant en compte de nouvelles bases, et enfin à les analyser. C’est cette analyse qui permet la réalisation d'indicateurs. L'exploitation des informations ainsi remontées vient alors appuyer la cellule de crise. "

Déconfinement : l’Association des Maires de France veut plus de latitude

Source : Hospimédia du 23/04/2020

Dans le cadre de l’élaboration du plan de déconfinement annoncé par le Président de la République, les maires et présidents d’intercommunalités souhaitent disposer d’une certaine latitude dans le déploiement des futures dispositions. Si l’AMF reconnaît ne pas avoir de compétences régaliennes dans les domaines sanitaire et médico-social, elle préconise le maintien temporaire de certaines restrictions de droits individuels et collectifs induites par l’entrée en vigueur, le 24 mars dernier, de l’état d’urgence sanitaire. Dans le contexte actuel, l’AMF veut prendre part aux mesures de déconfinement, notamment en proposant que les maires soient habilités à distribuer auprès de leur population les masques chirurgicaux et FFP commandés par l’Etat. Ils regrettent à ce sujet que les ARS n’aient pas toujours été en mesure de leur en fournir pour leurs services d’aide à domicile ou encore pour leurs établissements médico-sociaux. L’AMF formule le vœu que l’Etat puisse, dans un très proche avenir, pourvoir les communes et intercommunalités de masques grand public, de tests… et qu’il aborde clairement l’épineuse question du déconfinement des personnes les plus vulnérables.

Le déconfinement a débuté en Polynésie Française et en Nouvelle-Calédonie

Source : Hospimedia du 23/04/20, par Emmanuelle Deleplace

Peu impactés par le Covid-19, les territoires de l'Océan pacifique — Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Wallis et Futuna — ont entamé leur déconfinement. Les établissements sanitaires et médico-sociaux reprennent une activité plus normale. Un arrêté publié au Journal officiel de la Nouvelle-Calédonie du 19 avril met fin à l’interdiction des déplacements individuels et autorise les rassemblements de moins de 50 personnes. Dans les établissements d'enseignement scolaire, les établissements d'accueil des enfants et des personnes en situation de handicap, l'accueil des usagers est à nouveau autorisé à compter du 20 avril. De la même façon, les mesures de confinement sont allégées depuis le 20 avril dans toutes les îles de Polynésie à l’exception de Tahiti et de Moorea qui attendront le 29 avril. A noter qu’aucun de ces territoires n'a constaté de décès lié au coronavirus.

UniHA et Resah associés pour fournir des surblouses

Source : TecHopital du 23/04/2020

Les deux centrales d'achats Resah et UniHA ont annoncé le 22 avril dans un communiqué commun s'être associées pour fournir un million de surblouses en tissu aux établissements de santé et médico-sociaux. Cette initiative a reçu l'appui du ministère de la santé. Les deux centrales ont décidé de faire appel à un groupement d'opérateurs économiques composé de 3 entreprises (ALM-Halbout, Granjard et Mulliez) spécialistes de l'habillement dans le secteur de la santé et déjà titulaires de marchés des centrales d'achat du Resah et d'UniHA.

Les enseignements des réunions en télétravail

Source : www.xerficanal.com le 23/04/2020

Et si la crise sanitaire actuelle avait enfin révélé aux employeurs français, très attachés au présentiel, les nombreuses vertus du télétravail ? C’est en substance ce qu’observe Michel Mondet, président d’Akeance consulting. Prenant comme sujet d’étude les réunions en télétravail et les comparants aux réunions classiques, il voit dans le travail à distance un vecteur d’amélioration de l’efficacité. En premier lieu, les visios et autres conf call commencent toutes à l’heure. Fini, donc, le quart d’heure régional ! En outre, les réunions ne s’effilochent plus … et ne donnent plus lieu à critiques, mauvaises volontés etc. Plus de coin café pour la médisance et donc, en contrepartie, des échanges en réunion beaucoup plus vrais, plus sincères et plus directs. De même, les workshops sont plus efficaces. On constate moins de « ce n’est pas à moi qu’il faut le demander » moins de « je ne sais pas bien, faut voir… » etc. L’engagement semble donc retrouver plus de sens au sein du monde professionnel, analyse Michel Mondet qui espère que nous saurons, au sein de nos organisations, tirer les leçons du moment extra-ordinaire, au sens littéral du mot, que nous vivons.

 

Retrouver la « Chronique de crise » de Michel Mondet en vidéo (4 min 10)

Les opérateurs du handicap trouvent des alternatives au confinement

Source : Hospimedia du 20/04/2020

Le 2 avril dernier, Olivier Véran et Sophie Cluzel ont affirmé leur volonté de soutenir les établissements et services médico-sociaux et d’assurer l’accès aux soins des personnes handicapées. Après plusieurs semaines de confinement, prévenir l’épuisement des familles est également une priorité. Pour ce faire, les opérateurs du handicap ont été invités à déployer un relais à domicile et à proposer un accueil temporaire dans les structures jusqu’alors complétement ou partiellement fermées. La réponse à ces préconisations a pris différentes formes sur le territoire en fonction des orientations des ARS et des situations sanitaires locales, des signaux lancés par les familles et des alertes émanant de l’aide sociale à l’enfance (ASE).
Ainsi, les trois unités d’accueil (Lille, Villeneuve-d’Ascq et Seclin) de l’association Les Papillons blancs ont considérablement réduit leur capacité respective d’accueil. Elles s’attèlent aujourd’hui à l’étendre à nouveau que ce soit pour l’accueil de jour, dans le centre habitat ou encore à l’internat. Dans le même sens, l’APAJH de la Somme a bénéficié d’une dérogation pour assurer un accueil de jour pour de jeunes autistes. L’APEI de Dieppe a également été autorisée à maintenir un accueil de jour dans les locaux d’un IME fermé et doté d’un parc. L’ALEFPA (association laïque pour l’éducation, la formation, la prévention et l’autonomie), l’APAJH (Association pour Adultes et Jeunes Handicapé) et l’ADAPEI (Association départementale de parents et d'amis des personnes handicapées mentales) situées dans la Creuse, ont conjointement élaboré un projet de coopération qui permet d’ores et déjà d’accueillir des enfants après la réouverture de 3 internats. Ce projet prévoit également la réouverture d’un accueil temporaire pour adultes. Dans cette même dynamique l’APAJH de Haute-Vienne est parvenue à organiser l’accueil de deux autistes adultes dans les locaux de son IME. Dans le Tarn, l’APAJH a également réouvert une partie de l’IME pour permettre des accueils individualisés de jour. L’association ASEI (agir, soigner, éduquer et insérer) de Ramonville-Saint-Agne a quant à elle réorienté des enfants vers son service de soins de suite et de réadaptation pédiatrique après la fermeture de la cité de l’autonomie et de l’insertion, en permettant par ailleurs aux parents de rester confiner avec leurs enfants s’ils le désiraient.
Toutes ces réorganisations opérées dans des délais particulièrement courts démontrent la force de la solidarité interinstitutionnelle, l’adaptabilité des professionnels est solide et que la transition « d’un écosystème de filières à un écosystème en adéquation avec les besoins des personnes » est possible.

L’hôpital Forcilles s’organise pour accueillir les patients du Covid-19 au sortir de réanimation

Source : article de Faustine VINCENT publié dans Le Monde du 20/04/2020

L’hôpital privé d’intérêt collectif de Seine-et-Marne, Forcilles est l’une des trois structures hospitalières d’Ile-de-France dotée d’un service de réadaptation post-réanimation. Ce dernier permet aux patients de se soustraire de leur assistance respiratoire et de se rééduquer à l’effort, avant de regagner leur domicile. Plus de 6 200 patients atteints par le Covid-19 se trouvent actuellement en réanimation ; ceux qui auront passé cette première épreuve, d’une durée comprise entre deux et trois semaines, devront en aborder une seconde pour réapprendre à respirer, manger, et se déplacer.

Le SRPR de Forcilles prend habituellement en charge quatre-vingt-quatre patients et 10 d’entre eux sont aujourd’hui des personnes atteintes par le Covid-19 ; une vingtaine sont actuellement inscrites sur une liste d’attente et une quinzaine de lits devraient être prêts dans les jours à venir pour augmenter la capacité d’accueil du service.

Gérald Choukroun, médecin réanimateur, pneumologue et chef de ce service précise que l’accueil des patients est conditionné à la phase de réveil des malades. Ce réveil ne doit pas être agité comme c’est le cas très souvent pour ceux qui ont contracté le Covid-19. Il explique par ailleurs que son service a été réaménagé pour éviter les risques de contagion, et que les patients sont isolés de leurs proches. Ces derniers étant habituellement d’une aide précieuse pour permettre aux patients de dépasser les appréhensions post-traumatiques, un robot initialement voué à dispenser de la téléconsultation propose dans ce contexte inédit d’assurer les appels vidéo pour pallier l’absence de contact physique. Et si les résultats ne sont pas toujours probants, le souci constant d’améliorer les conditions d’accueil des malades au sein de dispositifs improvisés, demeure.

Le dispositif pilote « Covisar » pour rompre les risques de transmission du Covid-19

source : article de Guy DUTHEIL et Elisabeth PINEAU publié dans Le Monde du 20/04/2020

Très attendu depuis plusieurs semaines par les acteurs de la santé publique, le déploiement d’un dispositif visant à rompre les chaînes de transmission du virus est enfin amorcé. Fruit d’une réflexion menée conjointement par les collectivités territoriales et notamment la Mairie de Paris ainsi que le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis, trois sites (la Pitié-Salpêtrière et les hôpitaux Bichat – Louis-Mourier et Avicenne) expérimentent désormais ce dispositif soutenu par le groupe Accor. Il s’agit selon Martin Hirsch, de préparer le déconfinement et de prévenir une deuxième vague. Trois hôtels situés à proximité des quatre établissements pilotes sont actuellement mobilisés pour permettre d’isoler les patients atteints de formes simples ou modérées du virus. Le suivi à distance de 50 000 patients par le biais de la plateforme Covidom depuis un mois, permet selon le directeur général de l’AP-HP, d’étayer le suivi des patients susceptibles de bénéficier de ce dispositif de quarantaine. Sous la protection de l’ARS et de la préfecture d’Ile-de-France, ce dernier découlera d’une participation volontaire. L’objectif premier étant, qu’isolé dans un complexe hôtelier ou de retour à la maison, les patients puissent être suivis, qu’un dépistage puisse être pratiqué le cas échéant, que des soignants puissent si besoin les visiter, qu’un service de livraison de repas puisse être mis en place… Pour ce faire, l’ensemble des partenaires tels que les services et bailleurs sociaux ainsi que les associations doivent coordonner leurs actions autour de cette même volonté de juguler l’épidémie. L’idée étant qu’au terme d’un premier bilan rapidement dressé, ce dispositif puisse être dupliqué sur l’ensemble du territoire et pour une durée encore indéterminée. Plusieurs associations, établissements hôteliers se sont déjà manifestés en ce sens. Le Pr Eric Caumes, chef des maladies infectieuses à la Pitié-Salpêtrière, regrette que ce dispositif n’ait pas été déployé plus tôt, pas davantage généralisé, et insiste sur la nécessité absolue d’aborder les clusters plus sensibles que la cellule familiale, comme les structures médico-sociales intermédiaires ou les foyers d’accueil temporaires.

Le GHT Hôpitaux Confluence Val-de-Marne Essonne organise et accueille des initiatives en faveur de son personnel

Source : TecHopital du 16/04/2020

Aux CHI de Créteil et de Villeneuve-Saint-Georges, une cellule de soutien psychologique a été mise en place et des espaces ont également été aménagés pour permettre au personnel hospitalier de se reposer dans des cocons à micro-siestes, de se détendre avec des séances de massage, de réflexologie, de se restaurer ou encore de prendre un peu soin de soi en bénéficiant des services d’un coiffeur, d’un barbier ou encore d’une esthéticienne. Financées par la Fondation Axa, ces différentes prestations sont offertes à l’ensemble des agents hospitaliers.

Transfert de patients en TGV : une performance logistique et technique

Source : APM News 16 avril 2020

Interrogée par APM News sur les conditions dans lesquels s’est fait le transfert des patients atteints du Covid-19 en TGV, Geneviève Guichard, directrice technique du biomédical au CHU de Poitiers, nous fait le récit d’une véritable opération commando, à l’organisation aussi rapide que délicate. Les 29 mars et 3 avril, il s’agissait de déplacer des patients du Grand Est vers la Nouvelle Aquitaine, puis le 10 avril de Paris vers Poitiers.

Les wagons investis pour l’occasion accueillaient chacun 4 patients, occupant la zone basse. L’étage était réservé à l’équipage, composé d’un urgentiste, un réanimateur, une infirmière et d’un logisticien. Trouvé en urgence, le matériel de cette équipe (respirateur, moniteur, capnographe, défibrillateur, insufflateur…) était changé sur le quai par celui de l’équipe assurant le transfert de l’hôpital à la gare. Le 10 avril, 18 patients ont ainsi pu être évacués du train et transférés vers différents établissements…en cinquante minutes ! Geneviève Guichard souligne que la SNCF a pour l’occasion pris des dispositions inédites : une rame supplémentaire dotée d’un groupe électrogène de secours, 10 techniciens à bord prêts à intervenir en cas de problème et enfin une vitesse des trains adaptée. Cette première en France, conclut-elle, est le travail de toute une équipe à laquelle ont pris part chefs de gare, gendarmes, ambulanciers, techniciens, ingénieurs biomédicaux et soignants.

Un approvisionnement local de surblouses assuré par des couturiers bénévoles

Sources : le Parisien, le Journal La Montagne

Suivant l’idée ingénieuse des couturières de Guéret d’utiliser du voile d’hivernage habituellement réservé à la protection des végétaux pour confectionner des surblouses au personnel soignant, la direction des Hôpitaux de Saint-Maurice est parvenue d’une part, à se procurer l’étoffe devenue précieuse soit en en faisant l’acquisition directement auprès de fournisseurs soit en bénéficiant de dons et d’autre part, à mobiliser plus d’une centaine de couturiers bénévoles pour s’atteler à la tâche dans la perspective de ne pas manquer de protection dans les semaines à venir.

Le défi relevé est de produire au moins 800 pièces par jour pour les HSM et l’hôpital des Murets de la Queue-en-Brie. Si le patron pour réaliser ces surblouses est disponible pour l’équipe de petites-mains, les dons de voile géotextile en fils classiques ou élastiques restent les bienvenus.

A domicile ou regroupée au sein d’espaces réservés à cette initiative, la mobilisation citoyenne pour soutenir le personnel hospitalier ne semble pas prête de mollir.

Le plateau épidémique atteint, le CHR de Metz-Thionville réorganise son activité…

Source : Hospimedia du 15/04/2020 – 17h53

Si la prudence avait invité le CHR à maintenir son organisation au-delà du week-end pascal bien que l’"effet plateau" de l’épidémie fût constaté, il aborde aujourd’hui une nouvelle étape avec la reconversion des lits de pré-cohorting, à ce jour au tiers vides. Ainsi une vingtaine de lits pourraient être à nouveau accessible aux urgences indépendantes de l’épidémie. Dans le prolongement de ces ajustements, les opérations de chirurgie dites "pressées" pourraient également être envisagées avant le 11 mai, soit entre la première vague de patients atteints de Covid-19 constatée les semaines passées et la seconde prévisible après le déconfinement. Cette décision requiert la reprise simultanée de l’activité de chirurgie au sein des établissements, la restitution du matériel emprunté aux blocs opératoires pour l’aménagement de salles de réanimation, et la réouverture de la salle de réveil, elle-même reconvertie pour accueillir les patients Covid-19 ces dernières semaines. Un appel est également lancé aux professionnels libéraux par la directrice générale du CHR, Marie-Odile Saillard, pour répondre aux besoins de réadaptation induits par la sortie des patients de réanimation.

Des poignées de coude en fabrication 3D pour les soignants

Source : Hospimedia du 15/04/20

Pour limiter la propagation du virus Covid-19 en milieu médical, la Clinique Pasteur a sollicité les équipes de l'Institut catholique d'arts et métiers (Icam), école d'ingénieurs toulousaine, pour concevoir des visières mais aussi trouver un moyen d'ouvrir les portes sans toucher la poignée. Ces "poignées de coude" consistent en un dispositif à visser autour de la poignée d’une porte pour en permettre l’ouverture à l’aide du coude et ainsi éviter le contact de la peau et la propagation des microbes.

Ces coudières sont fabriquées grâce à une imprimante 3D. L'Icam met à disposition les plans de cet accessoire sur son site pour permettre de compléter les équipements des structures de soin.

Pour télécharger les plans (libres de droit) : https://www.icam.fr/poignees-coude-en-fabrication-3d-pour-les-soignants/?fbclid=IwAR2k808Hp1SvHcJxnAzjF8ezk9fD3xkmDvpXxhAvfwyVAKizVofdytvm_GA

Crise sanitaire et chaos logistique

Source : TecHopital (par Geneviève De Lacour) le 15/04/2020

Selon Adeline GIRARDOT, directrice des achats et de la logistique au sein du GHU Paris psychiatrie, c’est la délocalisation de la production des EPI (équipements de protection individuelle) qui serait à l’origine de la pénurie déplorée depuis le début de la crise. Entre demandes de matériels à caractère urgent, manque de personnel, problèmes d’approvisionnement et inventaires du matériel à usage unique, la tâche n’est pas aisée. C’est l’occasion de mesurer le rôle majeur de la logistique en temps normal et de surcroît, en période de crise. C’est le moment également d’adopter de nouvelles pratiques avec le port de vêtements de travail jusqu’alors plutôt boudé et enfin, de revoir les commandes de la restauration collective en faveur de denrées à emporter. Dans ce contexte, le service logistique qui dispose actuellement de masques, est en effectif réduit mais peu s’adjoindre, si nécessaire, le renfort des vaguemestres. Mandatée par l’ARS d’Ile-de-France, la logistique du GHU est devenue la plateforme de réception et de distribution des masques pour l’ensemble des établissements de santé et médico-sociaux de Paris soit environ 600 établissements. Cette semaine, ce sont entre 450 000 et 500 000 masques qui seront répartis auprès de ces derniers par le GHU ;  il s’agira ensuite d’acquérir des thermomètres laser pour ces mêmes établissements. Il semblerait que la gestion de la crise sanitaire ait révélé en creux, au travers de ces lacunes, l’importance des acteurs de la logistique dans l’organisation de l’hôpital.

L'ARS Pays de la Loire déploie plus de 500 smartphones dans les Ehpad

Source : Hospimedia, le 15/04/20

Dans les Pays de la Loire, quelque 473 Ehpad et 60 structures du secteur du handicap ont fait l'objet d'une distribution exceptionnelle de smarphones pour faciliter l'accès à la téléconsultation. Le système est déployé depuis une dizaine de jours et déjà cinquante-trois structures ont commencé à l'utiliser, précise l’ARS. L’agence régionale s'est d'abord concentrée sur le secteur des personnes âgées mais a également étendu progressivement le périmètre du dispositif aux structures accueillant des personnes en situation de handicaps lourds et notamment de polyhandicaps. Ce projet devrait coûter entre 300 000 et 500 000 euros, en fonction du nombre de structures bénéficiaires, financés par "l'ARS, la région et les départements".

Vu de l’étranger : l’incroyable efficacité du système hospitalier français

Source : www.jim.fr, le 14/04/2020

C’est un fait, le système de santé français est souvent dénigré par les Français eux-mêmes. Pourtant, vu de l’étranger, il est cité en exemple.

Ainsi, dans un article du 26 mars, le New York Times évoque « l’un des meilleurs systèmes de soins de santé du monde ». En outre, quinze jours après la publication de cet article, la capacité de réaction des hôpitaux français a été saluée par la presse internationale. L’Italie, par la voix de la Repubblica, admire la rapidité avec laquelle nous avons pu augmenter le nombre de places en réanimation, tout comme notre système de transfert des patients.

Assez surprenant, pour ce même journal, c’est notre gestion centralisée de la santé qui a garanti l’efficacité de notre organisation.

Le tableau dressé par la presse étrangère n’est cependant pas idyllique. L’impréparation de notre pays serait selon elle révélatrice du manque de moyens (de masques notamment) auquel font face les professionnels de santé. Les journalistes étrangers n’ont pas oublié le mouvement de grogne des hôpitaux qui a précédé la crise sanitaire. Et le quotidien suisse Le Temps d’enfoncer le clou : « le coronavirus est le révélateur le plus flagrant qui soit du ‘mal-être’ médical français ».

Les élèves infirmiers renforcent le service réanimation de Châteauroux

Source : France Bleu, le 13/04/20

Afin de faire face à la vague de malades du Coronavirus, l'hôpital de Châteauroux réquisitionne des élèves infirmiers pour grossir les rangs du service réanimation. Ces derniers suivent une formation de deux semaines contre quatre en temps normal, avant d'aller travailler auprès des patients.

Coronavirus : le CHU de Montpellier expérimente un test de dépistage salivaire rapide

Source : www.lagazettedemontpellier.fr, le 10/04/20

Le CHU de Montpellier a annoncé avoir lancé le 10 avril un essai clinique sur un nouveau test de diagnostic du Covid-19 rapide par la salive. Ce test mis au point par des scientifiques du CNRS "permet un résultat en 30 minutes par un élément colorimétrique réalisé de façon simple et ambulatoire", explique le Pr Jacques Reynes, responsable du département maladies infectieuses et tropicales. Il pourrait permettre un dépistage "à grande échelle". Deux populations vont participer à cet essai clinique : "une population connue comme positive pour confirmer la sensibilité du test, et une population de personnels soignants qui souhaitent un dépistage", précise le Pr Reynes. 

L’ouverture d’une unité de soins palliatifs pour accompagner les patients en fin de vie atteints du Covid-19 au CHU de Besançon

(Information relevée dans le Quotidien du médecin publié le 10 avril dernier)

Si l’attention se focalise sur les services de réanimation, l’accompagnement de fin de vie ne peut être négligé. C’est la raison pour laquelle le Pr Régis AUBRY, médecin chef du service des soins palliatifs du CHU de Besançon et membre du Comité consultatif d’Ethique a prévu au sein de son établissement, une unité confinée de 17 lits et dédiée aux personnes atteintes du Covid-19 mais dont l’état de santé ne permet pas d’être pris en charge par un service de réanimation. Il s’agit de patients ne « pouvant accéder à une filière curative ». L’organisation de cette unité permet aux soignants d’être davantage disponibles pour les patients car ils ne sont pas contraints de changer leurs protections à chaque nouvelle intervention et les conservent donc pendant la durée passée au sein de cette unité (un sas sanitaire circonscrit les entrées et sorties de la structure). Les visites y sont par ailleurs autorisées, à la fréquence d’une par jour et par patient, et avec toutes les mesures de protection requises pour les visiteurs. Une assistance téléphonique assurée par des médecins en soins palliatifs et gériatrie a également été déployée depuis plus de 3 semaines maintenant en direction des personnes intervenant à domicile, en EHPAD ou dans les établissements médico-sociaux pour les personnes en situation de handicap. Elle assure une mission de sensibilisation aux risques, aux mesures barrières et reprécise le cas échéant, les règles d’admission à l’hôpital. La Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) a également détaillé les dispositifs thérapeutiques susceptibles d’être mis en œuvre dans le cadre de la prise en charge de la détresse respiratoire en dehors de l’hôpital. Le souci constant du Pr AUBRY est de n’oublier personne dans cette prise en charge du Covid-19.

Un médecin gestionnaire territorial des flux de réanimation au CHU de Rouen

(Information tirée d’un article Hospimedia de Géraldine Tribault, publié le 10 avril)

Parce que la prise en charge des patients atteints du Covid-19 a bouleversé l’organisation de la réanimation médicale, chirurgicale ou encore polyvalente ainsi que celles des urgences vitales habituelles, « la régulation en temps réel des lits » s’est avérée indispensable. Suivant ce constat, le recours à un médecin gestionnaire des flux, anesthésiste-réanimateur, permet aujourd’hui de mieux appréhender la capacité d’accueil du CHU de Rouen et des CH d'Elbeuf, Le Havre, Dieppe et Evreux en ne distinguant dorénavant plus que deux types de réanimations : "polyvalentes Covid " ou "polyvalentes non-Covid" avec un nombre de lits respectivement fixé pour le premier type, à 155 et pour le second, à 55. Cette nouvelle disposition offre une plus grande latitude aux établissements concernés pour faire face à l’afflux des patients avec notamment la disponibilité du médecin gestionnaire 24h sur 24, qui facilite la prise en compte des besoins des médecins sur le périmètre et assure l’interface avec l’ARS Normandie en charge des transferts. La création d’un groupe Whatsapp de médecins réanimateurs, l’utilisation de l’application informatique Menkorn-Covid 19 qui consolide les informations utiles aux équipes de réanimation, aux directions d’établissements, au SAMU 76 A et 76B et à l’ARS ainsi que la mise en place d’une visioconférence bihebdomadaire contribuent à organiser la prise en charge des patients et l’accompagnement des soignants dans cette démarche. Enfin, si le médecin gestionnaire soumet les éventuels admissions et transferts à l’équipe médicale concernée, il revient à cette dernière de statuer sur la demande.

 

Des hôpitaux de campagne modulaires en bois

(pour en savoir davantage, lire l’article signé Thomas Quéguiner dans Hospimedia du 10 avril)

Dans le prolongement du déploiement d’un élément militaire de réanimation (30 lits sous tentes) sur le parking de l’hôpital de Mulhouse, un collectif de  15 acteurs du bâtiments (Nacarat, AIA Division projets hospitaliers, Dhomino, Leco, Spie Batignolles, Snerct, Compagnie de construction, Douillard construction, La Maison abordable, Socotec, Idea logistique, Exso, Cabinet GB2A, Batimat et Leco)  a répondu à un appel d’offres lancé par le ministère des Armées et proposé des modules en bois réemployables pour pallier le manque de lits de réanimation. De la conception à l’implantation en passant par la production, ce groupement devrait permettre l’accès à 105 lits supplémentaires au cours du mois de mai et 210 à la fin de ce même mois. Les modules en bois comprennent une quinzaine de chambres de soins intensifs et les locaux associés et pourraient être utilisés, dans un souci de développement durable, à d’autres fins le besoin sanitaire levé.

 

A Melun, l’initiative du Groupe Hospitalier Sud Ile-de-France pour soutenir ses fournisseurs

(information relevée dans un article Hospimedia publié le 9 avril dernier)

Soutenir la trésorerie des TPE et PME en honorant au comptant et non pas à 50 jours comme initialement prévu, les factures émises par ses fournisseurs, telle est la démarche qui a été conjointement initiée par l’hôpital et la Trésorerie de Melun-Val-de-Seine.

L’hôpital Henri Mondor de Créteil double sa capacité d’accueil en réanimation

Sources : (09/04/2020 – AFP et AP-HP – article Hospimedia de Thomas Quéguiner du 26/03/2020)

Jeudi dernier, le CHU de Créteil a ouvert un nouveau bâtiment RBI ((Réanimation Blocs Interventionnel) dont la livraison était initialement prévue en septembre. Avec la mobilisation des personnels médicaux volontaires pour renforcer les équipes médicales de l’hôpital et l’important don du groupe Dassault pour acquérir le matériel nécessaire, la capacité d’accueil en réanimation de l’hôpital déjà portée de 45 à 75 lits depuis le début de l’épidémie, va désormais doubler. Et si l’ouverture de ce nouvel ensemble est encore partielle, celui-ci devrait à terme pouvoir accueillir 85 patients avec ses 55 lits de réanimations et ses 30 lits de soins critiques. Il comprendra également un niveau dédié au bloc opératoire doté de 21 salles et de 41 lits de SSR en salles de réveil.

MAÏF | Versement solidaire

Dans la période de crise sans précédent que nous vivons actuellement, nos quotidiens sont bouleversés, nos familles, nos proches sont parfois touchés, et nous vous adressons à toutes et tous notre profond soutien.

Nous avons la conviction que la solidarité est la seule solution viable face à la crise aujourd’hui mais aussi pour le monde d’après.

Nous avons pris un certain nombre de mesures la semaine dernière pour préserver la santé de tous et pour venir en aide à ceux de nos sociétaires qui en ont le plus besoin.

La période de confinement actuelle générant une baisse significative des accidents de la route, nous avons décidé de faire bénéficier l’ensemble de nos sociétaires détenteurs d’un contrat d’assurance automobile* des économies réalisées durant cette période de confinement. Le montant total que nous estimons à date s’élève à environ cent millions d’euros.

Si vous êtes concerné, vous aurez la possibilité de percevoir la somme vous revenant ou de la reverser :

  • au profit des soignants, via la Fondation des Hôpitaux de Paris – Hôpitaux de France,
  • au profit de la recherche, via l’Institut Pasteur,
  • ou au profit de l’action sociale, via le Secours Populaire.

Vous recevrez d’ici quelques jours un nouveau message vous informant des modalités pratiques pour bénéficier de cette mesure.

Société d’assurance mutuelle, la MAIF n’a pas de but lucratif, et encore moins de dividendes à distribuer. Mais, en cette période exceptionnelle, il nous apparaît juste de mettre en place ce dispositif solidaire.

Plus que jamais chaque acte compte, plus que jamais l’attention sincère portée aux autres est une exigence. Nous sortirons de cette crise certainement bousculés par les épreuves qu’elle nous aura imposées, mais plus que jamais unis.

Prenez soin de vous et de vos proches.

Sentiments mutualistes.

 

Dominique MAHE Président
Pascal DEMURGER Directeur Général 

 

26 mars 2020

La rationalisation des distributions de masques par les officines

Source : Le Quotidien du Pharmacien n°3594 par Denis Durand de Bousingen 

2 mars 2020

Effective depuis le 23 mars dernier dans le département du Bas-Rhin, la distribution de masques assurée auprès des médecins et infirmiers par les pharmaciens, ne devrait pas tarder à s’étendre plus largement sur le territoire. Conjointement déployée par les URPS médecins libéraux, infirmiers et pharmaciens du Grand Est, cette initiative permet aux professionnels de santé, par l’intermédiaire d’un espace de gestion numérique « Distrimasques », proposé par l’APIMA (association pour l'informatisation médicale), de s’identifier auprès de la pharmacie de leur choix, de telle sorte qu’ils puissent quotidiennement y retirer 10 masques chirurgicaux et 2, FFP2 (dotation prévue pour les médecins, infirmiers et sages-femmes). La dotation hebdomadaire des officines pour leurs équipes s’élève par ailleurs à 2 boites de 50 masques.

L’inscription du professionnel de santé étant un prérequis pour obtenir des masques (essentiellement issus du stock des grossistes locaux et de la commande passée par la région), elle permet au pharmacien d’établir une commande en adéquation avec les besoins recensés et offre aux professionnels de santé, un gain de temps certain dans leur recherche d’approvisionnement.